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En Nouvelle-Calédonie, Vale cède son complexe minier

La mine de nickel de Goro, dans le sud de la Nouvelle-Calédonie, en mai 2015.

La signature de l’accord de cession du complexe minier de Vale Nouvelle-Calédonie, intervenue mercredi 31 mars, met un terme à plusieurs mois de blocages et de violences qui ont pu faire craindre que le territoire du Pacifique ne bascule dans un nouveau cycle d’affrontements. A l’approche d’un troisième référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, qui devrait avoir lieu au plus tard en septembre 2022, marquant la sortie de l’accord de Nouméa, l’avenir de cette usine métallurgique adossée au riche gisement de nickel de Goro, dans la province Sud, constituait un préalable à la reprise des discussions sur le processus politique.

Le 4 mars, les principaux acteurs calédoniens annonçaient la conclusion d’un « accord politique » entre, d’une part, la présidente de la province Sud, Sonia Backès, et Les Loyalistes et, d’autre part, le Front de libération nationale kanak et socialiste, le collectif « Usine du Sud = usine pays » et l’Instance coutumière autochtone de négociation (ICAN). Cette fois, il s’agit bien de l’accord industriel et commercial qui devrait permettre la reprise à court terme de l’activité sur le complexe minier.

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« Cette cession permettra de garantir la pérennité de l’entreprise, centrale pour l’économie calédonienne avec ses plus de 1 200 salariés et près de 1 300 emplois en sous-traitance aujourd’hui et 1 900 prévus en 2022 », se félicitent, dans un communiqué commun, les ministres de l’économie, Bruno Le Maire, et des outre-mer, Sébastien Lecornu. L’accord final est signé par le groupe brésilien Vale, qui avait décidé de se séparer de son unité calédonienne, et les repreneurs, à savoir le consortium Prony Resources et le négociant suisse en matières premières Trafigura. Il s’appuie par ailleurs sur un partenariat technique et commercial avec le géant américain de l’automobile électrique Tesla, qui garantit un débouché à la production de nickel NHC, alliant nickel et cobalt, sur le marché porteur des batteries électriques.

Volet environnemental déterminant

Le capital de la nouvelle société sera détenu à 51 % par les collectivités calédoniennes : à savoir 30 % par la Société de participation minière du Sud calédonien, réunissant les trois provinces calédoniennes, qui passe de 5 % du capital de Vale NC à 30 % dans la nouvelle entité, et 21 % par une structure fiduciaire provisoire qui transmettra ses titres progressivement, pour 12 %, à un fonds commun de placement d’entreprise (FCPE) détenu par les salariés et, pour 9 %, à une structure détenue par des acteurs coutumiers locaux de préservation de l’environnement. Les 49 % restants se répartissent entre Trafigura, à hauteur de 19 %, et la Compagnie financière de Prony, réunissant le management de l’entreprise et un fonds d’investissement néo-zélandais, Agio, pour 30 %.

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