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En Ile-de-France, le nombre de garages automobiles en forte baisse

Le constat relève de l’évidence. En région parisienne, et plus encore dans la capitale, les garages automobiles comme les stations-service se font rares. Comme dans la plupart des agglomérations françaises, les concessionnaires concentrent leurs activités en périphérie. Peugeot et Citroën, qui ont fermé onze sites depuis un an – dont Citroën Nation et République, Citroën Bagneux, Peugeot Gare de l’Est et Italie –, invoquent « un marché automobile parisien qui se contracte, associé à des coûts immobiliers élevés ». Le contexte général de l’Ile-de-France, en effet, ne paraît guère porteur pour les métiers de la réparation automobile.

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Entre 2001 et 2019, le parc automobile a baissé de 3 % dans la région, un recul qui atteint 15 % à Paris et 8 % dans le Val-de-Marne. La création, depuis le 1er juin, de la zone à faibles émissions (ZFE) du Grand Paris, qui doit exclure de la circulation 11 % des véhicules existants, n’est pas non plus un signe encourageant. Pourtant, le recensement des entreprises du secteur de la réparation automobile reflète une hausse continue au cours des dernières années. Selon les données collectées par le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA), celles-ci sont passées 6 182, en 2018, à 6 872, en 2020, en Ile-de-France. Même tendance à Paris, où l’on est passé de 3 377 à 3 567 sociétés en activité au cours de la même période.

« Une progression en trompe-l’œil »

« Il s’agit d’une progression en trompe-l’œil, prévient Grégory Decoster, responsable territorial du CNPA pour la région parisienne. Cette croissance du nombre de sociétés tient à l’enregistrement d’autoentrepreneurs ou d’intermédiaires ayant une activité entièrement numérique ; des négociants de véhicules d’occasion en ligne ou des points relais carte grise, par exemple. » En revanche, assure-t-il, « on observe un net reflux des activités classiques liées à l’automobile, comme les ateliers ou les garages ».

A Paris, on n’en compte plus désormais que 200, contre environ 450 il y a vingt ans, soit un recul de 55 %. Un mouvement qui, selon le CNPA, s’est accéléré depuis 2017. Les locaux de bon nombre d’ex-concessionnaires automobiles sont devenus des magasins d’alimentation ou des salles de sport, lorsqu’ils n’ont pas été convertis en jardin public, comme cela a, par exemple, été le cas des terrains occupés par l’ancien garage Mercedes Como du boulevard Voltaire.

Outre le recul tendanciel de la demande et la pression immobilière, les représentants de la profession imputent l’exode des garages à la difficulté de trouver du personnel qualifié ou à l’ampleur des investissements nécessaires à l’entretien de véhicules à l’électronique de plus en plus sophistiquée. Sans oublier les normes environnementales – qu’il s’agisse du traitement des eaux provenant des portiques de nettoyage ou du stockage de pneumatiques –, plus difficiles à mettre en œuvre dans des espaces contraints.

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