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En Birmanie, l’armée réprime des manifestations, tuant au moins un manifestant

Une manifestation dénonçant le chef de la junte birmane, le général Min Aung Hlaing, le 9 février 2021, à Naypyidaw.

L’armée birmane a réprimé samedi 24 avril des manifestations qui se sont déroulées dans tout le pays contre le coup d’Etat, tuant au moins un manifestant. Une manifestation à moto, où les opposants ont fait le salut à trois doigts de la résistance près de la capitale, Naypyidaw, a violemment dégénéré lorsque la police et les soldats ont ouvert le feu. Un homme de 50 ans a été arrêté et exécuté, a déclaré un témoin à l’Agence France-Presse (AFP).

« Des policiers l’ont retenu de chaque côté, puis un soldat lui a tiré dans le dos », a déclaré le manifestant de 27 ans, ajoutant que les forces de sécurité avaient emporté son corps. « Nous n’avions que le salut à trois doigts, mais ils avaient des armes pour nous tuer », a-t-il ajouté.

Pour son premier déplacement à l’étranger depuis le coup d’Etat, le chef de la junte birmane, le général birman Min Aung Hlaing, a participé samedi, à Jakarta, à une réunion de crise avec les dirigeants de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), une présence qui a suscité la colère des manifestants en Birmanie.

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Plus de 700 morts

A Jakarta, le président indonésien, Joko Widodo, a appelé la junte birmane à restaurer la démocratie et à cesser les violences contre les civils. Des déclarations d’une fermeté inhabituelle pour le leader du plus grand pays de la région. De son côté, le premier ministre singapourien, Lee Hsien Loong, a réclamé la libération de la chef du gouvernement civil Aung San Suu Kyi, placée en résidence surveillée.

Depuis le coup d’Etat militaire du 1er février, la répression a fait plus de 700 morts en Birmanie, et un rapporteur de l’ONU a estimé le nombre de réfugiés à plus de 250 000 personnes, menaçant de déstabiliser la région.

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Les manifestations quasi quotidiennes pour demander le départ de la junte au pouvoir ont lieu dans les villes comme dans les zones rurales, les régions montagneuses isolées ou les territoires contrôlés par des rebelles.

Deux personnes, dont un civil, ont été tuées vendredi soir dans la ville de Thaton (sud) lors d’échanges de coups de feu entre l’armée et le mouvement rebelle Union nationale karen (UNK). « Personne n’a osé aller chercher les corps hier et les gens y sont allés ce matin », a rapporté un habitant à l’AFP, accusant l’armée d’être responsable de la fusillade.

Le Monde avec AFP

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