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Emmanuel Macron va lancer une plate-forme contre les discriminations

Il s’agit de la deuxième « brique » de « l’agenda égalité des chances » du chef de l’Etat. C’est ainsi que l’Elysée présente la plate-forme antidiscriminations qui devrait être officiellement lancée par Emmanuel Macron, vendredi 12 février. Après une première série de mesures consacrées à la politique de la ville, le 29 janvier, la promotion de la diversité dans la haute fonction publique et la lutte contre les discriminations veulent à leur tour répondre à la « promesse d’émancipation au cœur du projet du président depuis 2017 », assure-t-on à l’Elysée.

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L’objectif de cette plate-forme Internet et du numéro d’appel unique, le 3928, est de permettre aux victimes de comportements discriminants – qu’ils visent le handicap, le genre, les origines ou le lieu de résidence, qu’ils aient lieu dans le cadre d’une recherche de logement ou d’emploi, du travail ou d’un échange avec les forces de l’ordre – de les signaler plus facilement, de bénéficier d’une véritable écoute, d’une garantie d’un suivi du dossier et d’une « vraie prise en charge ». Six écoutants formés en droit ont déjà été engagés. Quinze juristes spécialisés, dont cinq référents territoriaux, sont en cours de recrutement. Une application Web permettra également aux plaignants de discuter en direct avec eux.

Rattachée à la Défenseure des droits – qui traite déjà 5 000 dossiers chaque année –, Claire Hédon, cette plate-forme avait été annoncée en décembre par Emmanuel Macron, lors d’une interview au média en ligne Brut, dans laquelle il évoquait les violences policières : « C’est vrai qu’aujourd’hui, quand on a une couleur de peau qui n’est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé (…), le seul moyen de bouger, c’est de faire ce qu’on a su faire sur d’autres violences, c’est de mettre en place une plate-forme commune pour que les gens puissent dénoncer de manière très simple, unique et nationale. » La mise à disposition d’un « nouveau dispositif d’accès au droit » devrait ainsi produire un « effet de levier sur le nombre de saisines », espère l’Elysée.

La jeunesse, « son cœur de cible »

Disposant d’un budget de fonctionnement de 3,5 millions d’euros pour l’année 2021, la plate-forme sera également connectée aux plates-formes déjà existantes et vers lesquelles les juristes redirigeront les victimes si nécessaire. Ainsi celles mises en place par l’inspection générale de la police nationale et par l’inspection générale de la gendarmerie nationale, et celle consacrée aux violences sexistes et sexuelles, Arrêtons les violences.

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