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Elections régionales : Bruno Bonnell, inlassable pionnier du macronisme, repart en campagne

Le député Bruno Bonnell à l’Assemblée nationale, le 4 février.

Après une élection législative triomphale en 2017, et une monumentale défaite aux municipales de 2020, l’inlassable pionnier du macronisme repart en campagne. Bruno Bonnell, 62 ans, prend la tête des listes de La République en marche (LRM) dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, pour ce scrutin prévu en juin 2021. « J’ai toujours dit que je ne solliciterai pas de second mandat de député, je n’ai jamais dit que j’abandonnerai la politique, confie au Monde le député de la 6e circonscription du Rhône. Dans ce moment particulier de sortie de crise, nous devons poursuivre la transformation de notre société. »

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Soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, l’ancien chef d’entreprise espère donner l’impulsion qui permettrait au parti présidentiel de trouver un ancrage local dans la deuxième région économique de France, après ses revers aux municipales. « La région Auvergne-Rhône-Alpes est un berceau du macronisme. Les régionales constituent une occasion intéressante de décliner dans les territoires la transformation économique et sociétale qui est lancée », poursuit M. Bonnell. Pour l’ancien référent LRM dans le Rhône, l’élection régionale s’inscrit aussi dans l’agenda présidentiel : « Nous devons retrouver l’énergie et l’enthousiasme dont a besoin le pays. Emmanuel Macron doit faire un deuxième mandat. »

« Fusion des énergies »

Pour incarner le leadership du parti présidentiel, les noms des ministres de la santé, Olivier Véran, et des comptes publics, Olivier Dussopt, élus en Isère et Ardèche, circulaient depuis des mois. Mais, sans signe tangible de candidature de leur part, l’ancien créateur d’Infogrames et ex-dirigeant d’Atari se lance finalement, en jouant de son image d’entrepreneur sur des listes déjà nommées #Auralpes. « Je vais mener une campagne d’espoir et d’élan, une campagne d’idées, pas une campagne contre les personnes », dit Bruno Bonnell. Désireux de retourner aux sources d’En marche !, le chef de file LRM annonce « la présence sur les listes de 15 % de candidats qui n’ont jamais fait de politique ni jamais eu de mandats, en position éligible ».

Il envisage aussi « un partenariat fort » avec le MoDem, en reflet de l’actuelle majorité parlementaire à l’Assemblée nationale. « Il ne s’agit pas d’un demi-accord, c’est un engagement clair et réciproque, une fusion des énergies », souhaite Bruno Bonnell. Pour lui, l’alliance régionale avec les troupes de François Bayrou doit passer automatiquement par « la présence de vraies têtes de liste du MoDem ». Or, Patrick Mignola, président du groupe MoDem à l’Assemblée, a été partenaire de Laurent Wauquiez au conseil régional à Lyon. Le député de Savoie avait, par exemple, soutenu la très décriée « clause Molière », qui voulait imposer le français sur les marchés de travaux publics. Tiraillé entre son soutien originel au président Les Républicains (LR) de la région Auvergne-Rhône-Alpes et sa trajectoire nationale dans le sillage d’Emmanuel Macron, le MoDem est appelé à clarifier sa position.

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