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e Covid-19 menace les grands projets d’aménagement dans les Alpes

Un remontée mécanique fermée, au Grand-Bornand (Haute-Savoie), le 21 janvier.

Pour ceux qui aiment le calme en montagne, ces vacances de février sont une bénédiction, sans remontées mécaniques, mais avec un épais manteau neigeux. Ils aimeront aussi l’été prochain : privés de revenus cet hiver, les grands aménageurs des massifs seront contraints à une réduction drastique de leurs investissements. Les stations, qui vivent au rythme des travaux chaque été, seront nettement plus silencieuses.

Mais quand les sommets respirent, la vallée retient son souffle. L’économie des Savoies tremble déjà d’un « effet de second tour massif », comme le dit Bruno Gastinne, président de la chambre de commerce et de l’industrie de Savoie. Les deux départements concentrent les deux tiers des 450 aménageurs de la montagne : sociétés de BTP spécialisées dans les zones escarpées, fabricants de transport par câble, d’enneigeurs, d’équipements de sécurité pour les pistes, sociétés d’ingénierie, bureaux d’études…

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Leur chiffre d’affaires annuel – soit 1 milliard d’euros – dépend des grands donneurs d’ordre : exploitants de remontées mécaniques, chaînes hôtelières et résidences de tourisme. Chaque été, ces derniers réinvestissent une part substantielle de leurs revenus pour rester compétitifs face aux stations suisses, autrichiennes… et celles du massif voisin.

Baisse de 70 % pour les équipementiers de la montagne

A l’été 2020, la baisse de chiffre d’affaires a été de l’ordre de 35 % pour les équipementiers de la montagne, selon M. Gastinne. Il s’attend au double à l’été 2021.

« L’écosystème est affecté trois fois : l’été dernier, aujourd’hui, parce qu’ils ne facturent aucune maintenance, et l’été prochain, quand ce sera un effondrement. En montagne, ce sont les équipementiers qui souffriront le plus et le plus longtemps de cette saison blanche. »

Tous ont été intégrés au plan de soutien gouvernemental, mais ils demandent à être accompagnés sur la durée, car ils n’auront pas de revenus substantiels avant 2023. Le secteur du bâtiment s’inquiète pour les grands projets d’hébergeurs, qui se montent à 1 milliard d’euros dans les trois prochaines années, avec la création de 20 000 lits orientés vers le haut de gamme.

Compagnie des Alpes : « Il y aura des choix difficiles à faire »

Le premier exploitant de remontées mécaniques, la Compagnie des Alpes, prévoit déjà de dépenser 50 millions d’euros cette année, contre 100 millions en temps normal. Ce qui coûtera cher à ses fournisseurs – dont 75 % sont en Auvergne-Rhône-Alpes – et à ses saisonniers, qui travaillent d’ordinaire à la maintenance des installations hors saison.

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