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Destitution de Donald Trump : les deux avocats atypiques de l’ancien président américain

Une équipe de défense réduite à deux avocats, recrutés il y a dix jours à peine, et qui n’ont jamais travaillé ensemble. Le procès en destitution qui débute, mardi 9 février, devant le Sénat à Washington contre l’ex-président Donald Trump s’ouvre dans des conditions juridiques radicalement différentes de celles de la première procédure menée en janvier 2020. Son équipe d’avocats de haut niveau mobilisée il y a tout juste un an est cette fois réduite à deux hommes : Bruce Castor, 59 ans et David Schoen, 62 ans, venus d’horizons très différents.

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M. Castor, un avocat « controversé » de Pennsylvanie, est décrit dans le Washington Post comme « un républicain de toujours (…), loquace, clivant, doté d’un ego généreux ». Cet ancien procureur du district du comté de Montgomery (Pennsylvanie) est surtout connu pour avoir refusé d’inculper Bill Cosby en 2005, alors qu’une femme l’accusait d’agression sexuelle ; il avait défendu cette décision lors du procès de l’acteur en 2016. Bill Cosby a été condamné en 2018 à une peine de trois ans à dix ans de prison.

L’avocat qui, avec son collègue, devra plaider le caractère « inconstitutionnel » de la procédure en destitution et le droit de l’ex-président « d’exprimer librement sa conviction que le résultat de l’élection était suspect », est spécialisé dans les erreurs médicales et « les cas de personnes injustement accusées dans le cadre du mouvement #metoo ». Son nom aurait été soufflé à l’ancien président par son cousin, Steve Castor, le procureur qui avait agi en tant que conseil auprès des républicains lors du premier impeachment.

« Je vais poser beaucoup de questions »

Ayant hérité de la défense de Donald Trump fin janvier après les défections et les renvois de plusieurs autres équipes de juristes, Bruce Castor reconnaît n’avoir pas eu le temps de rencontrer son client. Volontiers bravache, il a déclaré : « Je ne pense pas que cette affaire soit particulièrement compliquée. » Il a également donné un aperçu de sa stratégie : « Vous n’aurez pas les explications d’un professeur de droit. Au tribunal, je suis le gars qui se lève et qui parle (…). Je vais poser beaucoup de questions. »

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A son collègue, David Schoen, devrait donc échoir la partie plus technique du dossier sur la légitimité du Sénat à mener cette procédure contre un responsable qui n’est plus en fonction. Cet avocat venu d’Alabama, juif pratiquant, a obtenu la suspension du procès en fin de semaine pour respecter le shabbat. Spécialiste des droits civiques – distingué à ce titre par l’American Bar Association –, et des affaires criminelles, il a derrière lui « des dizaines d’années d’une carrière éclectique », relève le New York Times. « Il n’a pas peur de défendre des clients impopulaires. »

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