Actualités

Des dizaines de milliers de foyers privés d’eau courante à New Delhi après une crue dans l’Himalaya

La crue à Tapovan, dans l’Etat de l’Uttarakhand, en Inde, le 12 février.

Des dizaines de milliers de foyers de la capitale indienne, New Delhi, sont privées d’eau courante, lundi 15 février, huit jours après une crue dévastatrice qui a frappé une vallée dans le nord du pays.

Selon les autorités, la grande quantité de boue et de débris en provenance de la vallée de Rishi Ganga, dans l’Etat de l’Uttarakhand, dont l’eau approvisionne en grande partie New Delhi, située à 530 kilomètres de là, est à l’origine de cette pénurie.

La crue subite du 7 février a dévasté la vallée himalayenne, endommageant un complexe hydroélectrique et détruisant routes et ponts. Plus de cinquante personnes sont mortes et cent cinquante sont portées disparues, selon le bilan provisoire des autorités.

Les sauveteurs ont retrouvé des corps dans un tunnel de la centrale hydroélectrique de Tapovan ; une trentaine de personnes, selon des estimations, y seraient toujours piégées par la boue et les rochers.

Lire aussi (2018) : Au Kerala, la fin des inondations laisse place au débat sur la gestion incontrôlée des barrages

Durée indéterminée

Le phénomène a d’abord été attribué à la rupture d’un glacier himalayen, mais d’autres hypothèses sont envisagées, dont la formation d’un lac glaciaire due à la fonte d’un glacier et dont les rives auraient cédé. La fonte rapide des glaciers observée dans la région en raison du réchauffement climatique est de plus en plus préoccupante.

Les eaux de la vallée se déversent dans le Gange avant d’atteindre New Delhi. Les autorités n’étaient pas en mesure de dire combien de temps dureraient les coupures. Mais Raghav Chadha, vice-président de l’Office des eaux de Delhi (le Delhi Jal Board), a exhorté les habitants à utiliser l’eau « judicieusement », car deux des principales stations d’épuration de la ville ne pouvaient pas fonctionner à pleine capacité en raison des quantités d’eau brute souillée. Des équipes ont été « déployées vingt-quatre heures sur vingt-quatre » pour nettoyer les filtres et expurger « l’eau brute à forte teneur en ammoniac », selon le responsable.

New Delhi, qui compte plus de 20 millions d’habitants, connaît des pénuries d’eau chaque été. Soixante pour-cent de l’eau fournie dans la capitale indienne provient de la rivière sacrée Yamuna et environ 34 % du Gange, deux cours d’eau confrontés à de graves pollutions ces dernières années.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi En Inde, un suicide écologique dans l’indifférence

Le Monde avec AFP

Click to comment

You must be logged in to post a comment Login

Leave a Reply

Most Popular

Retrouvez toute l'actualité française et internationale sur France Actus.

© 2020 FRANCE ACTUS - TOUS DROITS RÉSERVÉS

To Top