Actualités

Crack à Paris : Anne Hidalgo réclame à l’Etat de « nouveaux dispositifs » pour les consommateurs

Pour mettre fin aux tensions entre riverains et consommateurs dans le quartier de Stalingrad (19e arrondissement), Anne Hidalgo, la maire de Paris, veut des structures « sur plusieurs lieux éloignés des zones résidentielles denses et des espaces de vie ». Selon l’Agence France-Presse (AFP), Mme Hidalgo a demandé « de nouveaux dispositifs de prise en charge adaptés aux problématiques de consommateurs de crack », dans un courrier adressé, lundi 7 juin, au premier ministre, Jean Castex.

A la fin de mai, elle dénonçait déjà la « politique à court terme » de l’Etat pour lutter contre l’usage de crack dans la capitale, et jugeait qu’il n’est pas « acceptable que l’Etat laisse pourrir la situation ».

Candidate potentielle à l’élection présidentielle, elle réclame l’ouverture à Paris et dans la métropole du Grand Paris « dès cet été, sans attendre les évolutions législatives, réglementaires et budgétaires », de lieux, tels que des « postes d’inhalation supervisée, avec encadrement médical et infirmier ». Anne Hidalgo estime que « seul un réseau métropolitain de lieux d’accueil et de répit, ouverts de jour comme de nuit, et associés à des solutions d’hébergement avec accompagnement social et médical, est à même de répondre durablement à la détresse des usagers et des riverains. »

Retour des jardins d’Eole aux habitants

La maire de la capitale a également exigé que les jardins d’Eole, un parc public du 18e arrondissement où les consommateurs de crack se regroupent chaque soir depuis la mi-mai afin de soulager les riverains du quartier de Stalingrad, soient rendus aux habitants d’ici à la fin de juin. Une demande qu’elle a réitérée au micro de France Inter, mardi :

Dans sa lettre, Anne Hidalgo souligne aussi que « le terme de “salle de consommation à moindre risque” a cristallisé des oppositions, et suscite un fort rejet de la part de nombreux riverains, alors même que l’idée d’espaces permettant un usage encadré des produits stupéfiants, en dehors de la rue, et favorisant l’entrée dans un parcours de soin, peut faire consensus ».

Enfin, elle réclame la nomination d’un « référent crack national » pour « remettre sur ses rails » le plan « Crack » lancé en 2019. Elle suggère le nom de Jean-François Carenco, ancien préfet de Paris et d’Ile-de-France et actuel président de la Commission de régulation de l’énergie.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi A Paris, un jardin public ouvert la nuit pour les consommateurs de crack

Olivier Véran favorable aux « salles de shoot »

Le ministère de la santé a officialisé, vendredi, son souhait d’autoriser durablement l’existence de salles de consommation à moindre risque, surnommées « salles de shoot », face au bilan « positif » des deux structures expérimentées à Paris et à Strasbourg depuis 2016.

A la fin de mai, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a recommandé « une mise à l’échelle nationale » des salles de consommation à moindre risque, dans une étude faisant le bilan des dispositifs français. Le cadre dérogatoire qui leur permet d’opérer prend fin en 2022 et une pérennisation nécessite de les inscrire dans la loi avant la fin du mandat présidentiel d’Emmanuel Macron.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Crack à Paris : les pouvoirs publics cherchent comment sortir de l’impasse

Le Monde avec AFP

Click to comment

You must be logged in to post a comment Login

Leave a Reply

Most Popular

Retrouvez toute l'actualité française et internationale sur France Actus.

© 2020 FRANCE ACTUS - TOUS DROITS RÉSERVÉS

To Top