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Covid-19 : sous pression, l’exécutif exclut de changer de cap pour Noël

Emmanuel Macron lors du 60e anniversaire de la création de l’OCDE, à Paris, le 14 décembre.

A quatre jours de Noël, certains en France se pressent dans les magasins, d’autres ont déjà rejoint leur famille élargie. Ailleurs, les Britanniques, les Italiens, les Allemands et bientôt les Autrichiens se reconfinent et les bulletins d’alerte se multiplient, avec la découverte d’une nouvelle souche du virus « ultracontagieuse » en Angleterre. Pour l’exécutif, qui a promis depuis de longues semaines un répit le temps des fêtes, la pression monte.

Dimanche 20 décembre, depuis la résidence de la Lanterne (Yvelines), où il est à l’isolement depuis l’annonce de sa contamination au Covid-19, Emmanuel Macron a convoqué en urgence un conseil de défense, essentiellement consacré à la question de la frontière britannique, après l’émergence de cette mutation virale. Mais la réunion a aussi relancé les questionnements sur les choix de l’exécutif, tant ils contrastent avec ceux des gouvernements voisins. L’Allemagne s’est reconfinée mercredi, l’Autriche le fera à partir du 26 décembre, la Pologne le 28, alors que l’Italie s’apprête à limiter les déplacements entre régions.

La deuxième vague ne décroît plus

Au sommet de l’Etat, si l’on redoute l’effet des retrouvailles de Noël sur l’épidémie, il n’est pas question de virer de bord pour le moment. On avance même l’idée que, une fois n’est pas coutume, la France aurait un peu d’avance dans la gestion de la pandémie. « Nos voisins sont en train de faire des choix que nous avons faits il y a plusieurs semaines », a ainsi déclaré à l’issue du conseil de défense, sur France 3, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avant d’affirmer : « Le virus continue à circuler en France mais beaucoup moins vite que dans certains pays. »

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Pourtant, la perspective d’une troisième vague n’est plus à exclure au retour des fêtes de fin d’année. Et les appréhensions quant à la nécessité d’un troisième confinement émergent à nouveau, tout comme les doutes sur les réouvertures envisagées au 7 janvier 2021 dans l’enseignement supérieur, les établissements culturels et tous ceux recevant du public, ainsi que l’éventualité d’un assouplissement du télétravail. Avec quelque 15 000 nouveaux cas détectés chaque jour, la France est loin du seuil de 5 000 fixé par Emmanuel Macron pour un desserrement des restrictions, et une tendance certaine s’est installée : la deuxième vague ne décroît plus.

Quant à parler de troisième vague, comme le font des scientifiques, l’entourage d’Emmanuel Macron estime qu’aujourd’hui « rien n’indique que de telles hypothèses soient des réalités », en évoquant notamment l’idée d’une continuité de la deuxième vague plutôt qu’un nouveau pic. Mais, ajoute-t-on, face à la « force et l’imprévisibilité » de ce virus, « il faut savoir anticiper et être prêt à tout ». Mot d’ordre : « Etre le plus agile possible. »

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