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Covid-19 : pour les sports de salle, la compensation des pertes de billetterie est « insuffisante »

L’Astroballe Arena, à Villeurbanne près de Lyon, lors du match de basket Euroleague entre l’Asvel Lyon-Villeurbanne et le Maccabi Tel-Aviv, le 16 décembre.

En cette période de fêtes, la crise frappe le « BHV ». Autant les clubs professionnels français de basket, de handball et de volley-ball avaient réussi à encaisser le choc du premier confinement, autant ils traversent une fin d’année plus périlleuse.

En mars, la première mesure avait précipité la clôture de la saison précédente et permis la mise au chômage partiel des sportifs. Cet hiver, à la différence du secteur amateur, les clubs professionnels poursuivent leurs championnats en cours. Mais avec l’obligation de jouer à huis clos, d’abord en raison du reconfinement, fin octobre, puis des restrictions accompagnant le couvre-feu, mi-décembre, jusqu’à nouvel ordre. Du moins, quand les matchs se jouent : depuis la rentrée de septembre, le Covid-19 a entraîné le report de près d’un quart des matchs de première division pour la Ligue féminine de handball (14 sur 63), contrainte d’adopter, le 21 décembre, un nouveau format de compétition, plus resserré.

Tributaires de partenariats (surtout pour le basket et le handball) et de subventions (surtout pour le volley), les clubs du « BHV » jouent désormais sans public sur place. Et donc sans une bonne partie de leurs ressources habituelles. En temps normal, entre les loges haut de gamme, les animations et la simple billetterie, les recettes des soirs de match constituent « près de deux tiers » de leur budget, selon le communiqué des ligues professionnelles, rendu public le 16 novembre pour tirer« la sonnette d’alarme ».

Angoisse du huis clos

Si, cette fois, tous ces sports ont voulu « parler d’une même voix », selon la présidente de la Ligue féminine de handball, Nodjialem Myaro, c’est aussi qu’ils partagent une même crainte. Leurs clubs redoutent des demandes de remboursement pour la saison actuelle, de la part de sponsors ou de supporteurs, au prorata du nombre de matchs annulés ou tenus à huis clos. Voire des défections pour les saisons suivantes. Des « dégâts induits » à plus long terme, résume le président de l’Association nationale des ligues de sport professionnel, Patrick Wolff.

L’angoisse du huis clos s’explique aussi par l’inexistence – ou la faiblesse, s’agissant du handball masculin, diffusé sur BeINSports – des recettes télévisuelles, par contraste avec les montants du football, voire du rugby. A l’inverse, pour le basket-ball et le volley, comme pour le handball féminin, il faut même s’acquitter de frais de production pour que le championnat national passe bien à la télévision. Cela vaut pour les caméras de la chaîne L’Equipe, ou pour celles de Sport en France, le canal du Comité national olympique et sportif français.

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