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Covid-19 : l’épidémie recule en Ile-de-France et se stabilise dans les autres régions

Un infirmier se prépare avant d’entrer dans la chambre d’un patient atteint d’une forme grave de Covid-19, dans le série de réanimation de l’hôpital de Valenciennes, le 6 avril 2021.

Les « mesures de freinage » supplémentaires destinées à ralentir la circulation du virus sans « enfermer » la population ont-elles un effet mesurable ? La réponse penche désormais vers l’affirmative, même s’il est encore très difficile de dire si la décrue espérée sera suffisamment rapide pour mieux contrôler l’épidémie d’ici à la mi-mai.

Les deux régions où la circulation du virus s’infléchit nettement sont l’Ile-de-France et les Hauts-de-France, qui étaient les territoires les plus touchés par le variant B.1.1.7 (dit variant britannique). Cette « circulation virale de moindre intensité (…) pourrait correspondre aux effets bénéfiques des restrictions renforcées prises dans ces régions dès le 20 mars », observe Santé publique France (SPF) dans son point épidémiologique du 8 avril.

Dans la région francilienne, le pic de la circulation virale semble avoir été atteint le 31 mars, avec un taux d’incidence proche des 700 nouveaux cas hebdomadaires pour 100 000 habitants. Les Hauts-de-France présentent le même profil : un pic au 31 mars et un recul très léger depuis.

La baisse du taux d’incidence constatée entre le 7 et le 8 avril de 400 à 330 est purement artificielle dans la mesure où le nombre de nouveaux cas détectés les week-ends est habituellement plus faible qu’en semaine, une partie des laboratoires étant fermés les samedis, dimanches et jours fériés. Le lundi férié de Pâques prolonge cet effet, que l’on observe toujours dans les données publiées par Santé publique France jeudi 8 avril, puisque les tests positifs par date de prélèvement ont habituellement trois jours de retard.

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En excluant les données faussées du 8 avril, la stabilisation du taux d’incidence dans les autres régions est toute relative et encore fragile, puisque la circulation virale n’y baisse pas nettement, malgré le week-end de Pâques. Il n’est donc pas exclu que l’épidémie continue à croître dans les prochains jours dans la plupart des régions, avant de ralentir à nouveau sous l’effet de la fermeture des établissements scolaires, une mesure dont l’impact est attendu dans les prochaines semaines.

La pression en réanimation ne descend pas encore

En raison du décalage entre la circulation du virus et l’activité hospitalière liée au Covid-19, cet éventuel début de ralentissement épidémique ne se traduit pas encore par une moindre pression sur le système de santé. Au 8 avril, 5 705 patients atteints de Covid-19 occupaient les services de soins critiques au niveau national. Il faut remonter au 31 mars… 2020 pour retrouver pareil niveau. Le nombre de patients en soins critiques continue de croître dans tous les départements, y compris ceux qui ont été « confinés » le 19 mars. Les admissions progressent dans une moitié d’entre eux et stagnent dans une autre moitié, mais pas suffisamment pour que les sorties y soient supérieures aux entrées.

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