Actualités

Covid-19 : l’Auvergne-Rhône-Alpes va déprogrammer des opérations non urgentes

Malgré le confinement, l’épidémie continue de gagner du terrain en France. En réponse à une hausse des hospitalisations, l’agence régionale de santé (ARS) d’Auvergne-Rhône-Alpes a demandé, mardi 6 avril, que des interventions non urgentes soient déprogrammées, alors que la barre des 30 000 malades du Covid-19 hospitalisés en France a été dépassée, selon les chiffres de Santé publique France.

Il s’agit du plus haut total depuis fin novembre, lors de la deuxième vague de l’épidémie. Parmi ces derniers, 5 626 se trouvent au sein d’un service de réanimation, soit un nombre bien supérieur à celui du pic de la deuxième vague, mi-novembre (4 900 malades). A titre de comparaison, ce nombre avait atteint 7 000 en avril 2020. En vingt-quatre heures, ce sont par ailleurs 409 nouveaux décès qui ont été enregistrés à l’hôpital, portant le total du nombre de morts à 97 301 depuis le début de l’épidémie (en comptant les Ehpad).

En Auvergne-Rhône-Alpes, l’ARS a donc adressé un courrier à toutes les structures de soin de la région en « leur demandant de déprogrammer l’ensemble des activités chirurgicales et interventionnelles non urgentes et sans perte de chance avérée à court terme pour les patients », précise-t-elle dans un communiqué. Ces déprogrammations doivent entrer en vigueur au plus tard le 9 avril. La pédiatrie, les greffes et la cancérologie ne sont pas concernées par ces reports.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Covid-19 : « Ouvrir 3000 nouveaux lits de réanimation est nécessaire, mais il faut faire évoluer notre système de soins critiques »

Une « aggravation de la circulation du virus »

Une demande similaire avait été adressée dès le 26 mars aux établissements situés dans la zone Rhône/Nord-Isère (qui comprend le département du Rhône, Vienne et Bourgoin-Jailleu) ainsi que dans la Loire. La mesure avait été étendue, vendredi 2 avril, à la totalité du département de l’Isère, mais aussi à celui de la Savoie, avec pour objectif de déprogrammer 50 % des opérations non urgentes initialement prévues.

« Il y a une aggravation de la circulation du virus, une progression importante de patients Covid hospitalisés, et encore plus en réanimation », indique une responsable de l’ARS. Douze transferts de patients atteints du Covid-19 ont eu lieu depuis la mi-mars, principalement depuis la Loire et le Rhône vers le Puy-de-Dôme. Deux nouveaux transferts étaient par ailleurs prévus ce mercredi afin de soulager les territoires étant le plus mis sous pression par la situation sanitaire.

Le Rhône est actuellement le département le plus touché de la région, avec un taux d’incidence de 546 pour 100 000 habitants, selon Santé publique France.

Le Monde avec AFP

Click to comment

You must be logged in to post a comment Login

Leave a Reply

Most Popular

Retrouvez toute l'actualité française et internationale sur France Actus.

© 2020 FRANCE ACTUS - TOUS DROITS RÉSERVÉS

To Top