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Covid-19 | « La vaccination doit commencer au plus vite » : face à l’incertitude, les enseignants attendent une clarification du calendrier

L'école élémentaire Parmentier, dans le 10e arrondissement de Paris, le 7 avril.

Ils n’en font pas un « préalable » mais un levier « essentiel » pour reprendre les cours et finir l’année. Le début de la vaccination, promise aux enseignants à partir de « la mi-avril » par leur ministre de tutelle, pourrait, pour le gros des troupes, n’intervenir que bien plus tard : lors d’un échange à distance avec une classe de collégiens, mardi 6 avril, Emmanuel Macron a indiqué que les professeurs feraient partie des publics prioritaires une fois la vaccination ouverte au moins de 50 ans. Autrement dit… mi-juin. Ce même 6 avril, lors d’un déplacement dans une école parisienne restée ouverte pour accueillir des enfants de soignants, Jean-Michel Blanquer s’engageait encore, auprès d’enseignants l’interpellant sur le sujet, à « faire le maximum pour que les choses s’accélèrent en avril et en mai ».

Rétropédalage ? Rue de Grenelle, on ne commente pas la déclaration présidentielle. Mais dans les rangs des 866 500 professeurs des écoles, collèges et lycées, on s’interroge : combien, parmi eux, réussiront à se faire vacciner (ou, a minima, à recevoir une première dose) avant la reprise, fixée au 26 avril à l’école primaire, au 3 mai dans le secondaire ? Jusqu’à quand faudra-t-il attendre pour tous les autres, alors que la troisième vague épidémique est là, et qu’il est désormais acquis que les variants du Covid-19 contaminent autant les adultes que les enfants ?

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Emmanuel Macron laisse entrevoir la vaccination des enseignants, les syndicats demandent des gages

Alors qu’une vingtaine de pays de l’OCDE considèrent, aujourd’hui, leurs enseignants comme prioritaires dans l’accès aux vaccins, la doctrine française les concernant relève du « brouillon », taclent les syndicats d’enseignants. D’autant que nul n’a oublié, dans leurs rangs, qu’au retour des vacances de Noël, le ministre de l’éducation estimait « souhaitable » que la vaccination des personnels ait lieu « au mois de mars au plus tard ». « Si on arrive à le faire avant, ce serait bien », défendait alors dans les médias Jean-Michel Blanquer. C’était avant que les retards d’approvisionnement en vaccins ne bouleversent le calendrier.

Multiplication des interpellations

Sur la scène politique, notamment au sein de l’opposition, les interpellations du gouvernement se sont multipliées ces derniers jours. Dimanche 4 avril, le maire de Saint-Denis, Mathieu Hanotin, et le président du département de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, tous deux socialistes, ont appelé le premier ministre Jean Castex, par la voie d’une tribune dans Le Journal du dimanche, à « élargir sans attendre » la vaccination aux personnels des écoles pendant les vacances. Avant eux, la présidente (Libres !) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, ou encore la maire de Paris (PS) Anne Hidalgo, ont plaidé en ce sens.

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