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Covid-19 : la demande massive de tests avant les fêtes de fin d’année place le système en surchauffe, au risque d’effets pervers

Une étudiante en médecine effectue un test antigénique pour détecter le Covid-19 devant une pharmacie à Antibes (Alpes-Maritimes), le 23 novembre.

Après la vague des contaminations, celle des tests. A la veille des fêtes de Noël, laboratoires, pharmacies et centres hospitaliers se préparent à affronter une demande massive de tests de détection du Covid-19. Les premiers signaux sont là. En face de la gare de Lille Flandres, le nombre des tests antigéniques a doublé en début de semaine sur le « drive » mis en place par la Grande pharmacie de Paris. L’officine a effectué une soixantaine de tests durant la journée de lundi. Elle est passée à cent dix mardi.

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« On ne peut plus prendre de rendez-vous depuis mercredi, c’est ingérable », témoigne Camille Paolucci, secrétaire de la pharmacie lilloise. Même phénomène avant-coureur dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. « Après une période de calme, la demande redémarre, les clients veulent absolument se rassurer pour passer les fêtes en famille, les files d’attente recommencent à se former », explique Hugues Videlier, président de l’ordre régional des pharmaciens.

« Vite surchargés »

Les laboratoires constatent une tendance similaire. « En une semaine, les demandes de rendez-vous ont doublé, à un niveau que nous n’avions pas connu depuis le début du deuxième confinement », indique Hervé Lelièvre, responsable biologiste chez Eurofins CBM-69, qui compte sept sites dans l’agglomération lyonnaise. Les appels se multiplient, les agendas commencent à saturer dans les laboratoires. A Mérignac, près de Bordeaux, le lundi 21 décembre affiche déjà complet pour le laboratoire Exalab. « On a ouvert des créneaux prioritaires pour ceux qui ont des symptômes, pour les cas contacts et ceux qui doivent prendre l’avion. Nous sommes vite surchargés », confie une laborantine. Une de ses collègues s’inquiète : « A ce rythme-là, nous n’aurons plus de places pour les malades. »

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La demande varie selon le type de tests. Les tests antigéniques enregistrent une forte hausse. La situation est différente pour les tests PCR, sans doute en raison du délai nécessaire. « Avec le confinement et l’arrivée des tests antigéniques dans les pharmacies, la demande s’est effondrée », constate Guillaume Obert, directeur de Biopath, dans les Hauts-de-France. Sur sa cinquantaine de centres de prélèvement, celui de Leers, dans le Nord, mis en place en octobre, affichait une capacité de 3 000 tests par jour : il a effectué 250 tests quotidiens la semaine dernière.

Sans vraiment connaître l’ampleur du rebond épidémique qui s’annonce, les biologistes s’organisent. « On s’attend à de l’affluence mais ce n’est pas comme en octobre avec la vague de l’épidémie », se rassure Joséphine Pierard. La directrice des laboratoires Synlab, dans les Hauts-de-France, anticipe un nouveau pic de tests : le nombre de machines a été multiplié par cinq. A Bordeaux, le centre hospitalier universitaire (CHU) a renforcé ses plages horaires, cours Mably et place Pey Berland.

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