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Covid-19 : la Chine confrontée à une résurgence du virus

Photo de l’agence chinoise Xinhua montrant des travailleurs portant des conteneurs de test du Covid-19, le 8 janvier dans la province de Hebei.

Le calendrier ne pouvait plus mal tomber. Alors même que la Chine a dû finir par accepter une mission d’enquête de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur l’origine du nouveau coronavirus – une dizaine d’experts sont arrivés à Wuhan, jeudi 14 janvier et devaient être placés en quarantaine –, les autorités font face à une nouvelle résurgence du Covid-19. Plusieurs centaines de cas sont signalés depuis deux semaines dans la province du Hebei (75 millions d’habitants), qui jouxte Pékin.

Jeudi, la Commission nationale de la santé a reconnu qu’une personne était décédée du Covid-19 dans le Hebei : c’est, officiellement, le premier mort en Chine depuis la fin mai 2020. La situation semble d’autant plus difficile à gérer que, cette fois, ce sont surtout des villages et les personnes âgées qui semblent principalement touchés.

A Wuhan, la tension est palpable

La stratégie des autorités, elle, ne varie pas. Les bourgs et les villes où ces cas ont été répertoriés (en tout, 22 millions d’habitants) sont isolés ; les habitants sont confinés chez eux et massivement testés et vaccinés.

Dans le nord-est du pays, la province du Heilongjiang, à la frontière avec la Russie, a décrété l’état d’urgence après l’apparition de plusieurs cas.

Certes, comparé à d’autres pays, le nombre de malades du Covid-19 reste minime – on compte moins de 900 personnes hospitalisées – mais, pour la Chine, qui est fière depuis l’été 2020 d’avoir triomphé du virus, le revers est de taille. Il l’est d’autant plus qu’approche la date anniversaire du confinement de Wuhan, le 23 janvier. Une mesure qui, pour les autorités, a symbolisé la capacité du Parti communiste chinois (PCC) à « privilégier la vie » sur toute autre considération.

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Par ailleurs, comme l’an passé, la nouvelle flambée de Covid-19 survient alors que le pays s’apprête à fêter le Nouvel An lunaire (le 12 février) et que, dans chaque région, les responsables politiques se réunissent pour préparer la session du Parlement chinois. Celle-ci se déroule d’ordinaire début mars mais, en 2020, elle avait été exceptionnellement renvoyée à la fin mai. Un nouveau report cette année serait du plus mauvais effet.

A Wuhan même, malgré le retour à la normale mis en avant par les autorités, la tension est ces jours-ci palpable. En cause, l’annonce le 11 janvier par la municipalité qu’une personne testée positive venant du Hebei avait circulé en ville les 3 et 4 janvier. Depuis, sous la pression des comités de quartier, des hôtels refusent les visiteurs de la province mais aussi de Pékin, même s’ils ont effectué un test juste avant leur départ. Autour de certaines ruelles commerçantes, des barrières mobiles ont refait leur apparition. Elles ne sont pas fermées mais, en cas de découverte de cas suspects, elles peuvent l’être en quelques minutes.

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