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Covid-19 dans le monde : Sinopharm annonce un vaccin efficace à 79 % ; les contaminations à Wuhan dix fois supérieures au bilan officiel

Des voyageurs patientent dans l’aéroport de Pékin, le 30 décembre 2020.

Plus d’un an après l’apparition du SARS-CoV-2 en Chine, la pandémie de Covid-19 a fait plus de 1,77 million de morts dans le monde, sur plus de 81 millions de contaminations confirmées, selon un bilan établi mercredi 30 décembre par l’Agence France-Presse (AFP).

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  • Le groupe pharmaceutique chinois Sinopharm annonce que son vaccin est efficace à plus de 79 %

Le groupe chinois Sinopharm a annoncé, mercredi, que l’un de ses vaccins contre le Covid-19 était efficace à 79,43 %, un chiffre inférieur à ceux revendiqués par ses concurrents Pfizer-BioNTech (95 %) et Moderna (94,1 %). Sinopharm est le premier pharmacien chinois à communiquer des chiffres concernant l’efficacité d’un vaccin en préparation, mis au point à Pékin par le laboratoire CNBG.

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La Chine, où le nouveau coronavirus a fait son apparition il y a un an, a mis d’énormes moyens dans la mise au point de vaccins, dont elle a promis de faire « un bien public mondial ». Le pays, qui a pratiquement enrayé l’épidémie sur son sol, a dû mener des tests cliniques dans des pays où la circulation du virus reste intense.

Cinq vaccins chinois sont ainsi en cours d’essais cliniques de phase 3. Sinopharm n’a pas précisé si ces essais étaient achevés pour ce premier vaccin, pour lequel le groupe a annoncé qu’il avait déposé une demande d’homologation auprès des autorités chinoises. Plus d’un million de personnes ont d’ores et déjà été vaccinées en Chine avec des produits que les autorités n’ont pas encore formellement validés.

  • Le vaccin AstraZeneca-Oxford autorisé au Royaume-Uni

L’agence britannique du médicament (MHRA) a autorisé, mercredi, le vaccin pour prémunir du Covid développé par le groupe britannique AstraZeneca avec l’université d’Oxford. Le Royaume-Uni est le premier pays à approuver ce vaccin, moins coûteux et plus facile à distribuer.

Le Royaume-Uni en a commandé 100 millions de doses, sur des contrats représentant au total plus de 350 millions de doses d’ici à la fin de l’année prochaine, en s’approvisionnant auprès de sept fabricants dès la phase des essais cliniques.

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C’est le second vaccin approuvé par la MHRA, après celui de Pfizer-BioNTech inoculé à plus de 600 000 personnes depuis le 8 décembre. Celui d’AstraZeneca et Oxford est très attendu pour des raisons pratiques. Il est bien moins coûteux que celui déjà distribué et peut être conservé dans des congélateurs conventionnels sans nécessité une conservation à -70 degrés.

L’Agence européenne des médicaments (EMA), de son côté, ne sera vraisemblablement pas en mesure d’autoriser sa mise sur le marché au mois de janvier. Le directeur exécutif adjoint de l’agence, Noël Wathion, a déclaré à la presse belge, mardi, qu’aucune demande n’avait été déposée et que des « données additionnelles » sur le vaccin seraient nécessaire.

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  • Les contaminations à Wuhan dix fois supérieures au bilan officiel, selon une étude chinoise

Le nombre de personnes contaminées par le nouveau coronavirus à Wuhan, ville où est apparu le Covid-19 à la fin de l’année dernière, serait dix fois supérieur au bilan annoncé jusqu’ici par Pékin selon une étude du Centre chinois pour le contrôle et la prévention des maladies.

Selon des tests sérologiques effectués en avril après le pic de l’épidémie, 4,43 % des habitants de Wuhan étaient porteurs d’anticorps, c’est-à-dire que leur organisme avait réagi à la présence du virus. Rapporté aux 11 millions d’habitants de la ville, cela signifie que quelque 480 000 personnes ont été contaminées, soit presque dix fois plus que le bilan de 50 000 contaminations communiqué jusqu’à présent par les autorités.

La différence est peut-être liée à « une sous-estimation des cas lors du chaos de fin janvier et début février, quand beaucoup de gens n’étaient pas testés ou que les tests n’étaient pas fiables », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Huang Yanzhong, spécialiste de santé publique au Council on Foreign Relations, un think tank américain.

Wuhan est de très loin la ville la plus touchée de Chine par le virus, qui a fait 4 634 morts dans tout le pays selon le bilan officiel, dont près de 4 000 dans la cité des bords du Yangtsé. Le dernier décès a été signalé en Chine à la mi-mai, alors que le virus s’était déjà répandu dans le monde entier.

Selon la même étude, publiée lundi, le taux de contamination culminait en avril à 0,44 % dans le reste de la province du Hubei, dont Wuhan est le chef-lieu. La province a également fait l’objet d’une quarantaine jusqu’à la fin mars. Dans six autres provinces et métropoles du pays, des tests menés auprès de 12 000 personnes n’ont révélé que deux cas de contamination. Au total, 34 000 personnes ont été testées dans le cadre de cette étude.

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Le Monde

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