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Coronavirus : les mesures d’urgence des Républicains pour préserver l’économie française

Derrière la crise sanitaire, une potentielle catastrophe économique ? Si tous les indicateurs ne sont pas aussi alarmants qu’avant la crise de 2008, beaucoup de responsables politiques commencent à s’inquiéter de signaux faibles rendant compte d’une machine mondiale sur le point de se gripper. Chez Les Républicains (LR), hors de question de passer à côté de cette problématique, selon eux quasiment aussi importante que la crise de santé publique en cours.

« Les conséquences sur le plan économique risquent d’être dramatiques, il y a urgence à prendre des mesures », prévient Christian Jacob, président du parti Les Républicains. S’il prend acte des annonces du lundi 9 mars par le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, l’élu de Seine-et-Marne rappelle qu’il ne s’agit pas « uniquement de faire des déclarations d’intention. L’art de la guerre, c’est l’art de l’exécution », poursuit-il, citant Napoléon.

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Le patron de la formation de droite a donc prévu de formuler un certain nombre de propositions, jeudi 12 mars, lors de la rencontre des présidents de partis d’opposition avec le premier ministre. L’urgence selon LR ? Garantir d’abord la trésorerie des entreprises. « Deux impayés, et une société peut se retrouver par terre », explique Christian Jacob.

« Pas la capacité d’encaisser les coups »

Pour lutter contre ces conséquences de la crise sanitaire, le parti souhaite la création d’un fonds de garantie des créances. L’idée étant de rassurer les banques afin que celles-ci continuent de prêter aux PME. « Elles pourraient, aussi, éviter de faire payer des pénalités aux entreprises touchées par la crise du coronavirus et qui ne peuvent plus rembourser leurs dettes », explique pour sa part Guillaume Peltier, député du Loir-et-Cher et numéro deux du parti.

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LR souhaite également la mise en place d’un fonds d’urgence en faveur des PME, lequel mettrait autour de la table « Etat, régions, banques, mais aussi syndicats et tribunaux de commerce », poursuit Christian Jacob. « Les grandes entreprises ont les capacités d’encaisser les coups, ce qui n’est pas le cas pour les plus petites. »

Enfin, LR aimerait voir émerger un plan stratégique d’investissement focalisé sur les secteurs qui ont souffert des répercussions de l’épidémie : hôtellerie, aérien, tourisme… Quitte, pour ce faire, à creuser le déficit. « Il y a une différence entre la dette qui sert à financer le fonctionnement de l’Etat et celle qui injecte des liquidités pour sauver l’économie » en cas de crise, analyse Guillaume Peltier.

« Il y a une différence entre la dette de fonctionnement de l’Etat et celle qui injecte des liquidités pour sauver l’économie »

Les deux élus aimeraient par ailleurs que le gouvernement pense à un plan de « relocalisation » des entreprises grâce à des exonérations fiscales supposées inciter ceux qui produisent ailleurs à revenir. « Cette maladie et ses conséquences ont montré les limites du système actuel. Il faudrait un retour au made in France et au made in Europe », veut croire Guillaume Peltier.

Spécialiste des questions économiques, Eric Woerth, député de l’Oise et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, a réclamé, dès lundi 9 mars au soir, la mise en place d’un « plan d’urgence économique et financier » par le dépôt d’un projet de loi de finances rectificatif. Car pour ceux qui étaient aux affaires lors de la crise de 2008, le souvenir est encore amer.

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