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Consentement oral, consultation préalable… Les modalités de la campagne de vaccination anti-Covid qui débutera dimanche à Sevran et Dijon

Olivier Veran, le ministre de la santé, à Chanteloup-en-Brie (Seine-et-Marne), lundi 22 décembre, dans l’un des centres où seront entreposés les vaccins contre le Covid-19.

Le lieu n’a pas été choisi au hasard. Les premières injections, en France, du vaccin Pfizer contre le Covid-19 seront pratiquées, selon nos informations, en Seine-Saint-Denis, département où la surmortalité liée au virus a été la plus forte en Ile-de-France, la région qui a payé le plus lourd tribut à l’épidémie depuis mars. Il sera inoculé, dimanche 27 décembre, à quelques patients de l’unité de séjour de longue durée (USLD) au sein de l’hôpital René-Muret à Sevran.

Ce service, qui dépend de l’AP-HP, comprend 90 malades très âgés atteints de plusieurs pathologies, dont une grande partie souffrent de troubles neurocognitifs. Choisir de les vacciner en priorité est « une décision juste », approuve un professeur de gériatrie, bon connaisseur du profil des malades en USLD. Le vaccin Pfizer, qui protège contre les formes graves de la maladie, est, de fait, indiqué pour des sujets très vulnérables dont le pronostic vital pourrait être engagé s’ils contractaient le virus.

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L’information n’a pas été révélée par Olivier Véran mardi 22 décembre. « Ce sera du côté de Paris, pas très loin de Paris », s’est contenté de préciser le ministre de la santé sur TF1, ajoutant que « deux ou trois établissements pour personnes âgées, dès dimanche », organiseront la vaccination. Le deuxième serait « du côté de la Bourgogne-Franche-Comté ». Selon nos sources, il s’agirait du centre gériatrique du CHU de Dijon. Un troisième établissement « est en discussion », a dit aussi M. Véran. Soit, au total, « quelques dizaines de résidents » vaccinés dimanche, pour faire en sorte que la France entame sa campagne vaccinale « le même jour » que « tous les pays de l’Union européenne », s’est réjoui le ministre.

Samedi 26 décembre sur le sol français

Le gouvernement avait, dans un premier temps, prévu de commencer au plus tôt début janvier. « Dès lors que les autorités sanitaires européennes ont donné un avis plus rapidement que ce qui était initialement annoncé, nous nous mettons en situation d’engager les opérations sans délai et dans le même tempo que tous les autres », explique Aurélien Rousseau, directeur général de l’agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France.

De fait, l’autorisation de mise sur le marché du vaccin Pfizer par l’Agence européenne des médicaments a été publiée lundi 21 décembre, alors qu’elle était attendue par l’exécutif français pour la fin du mois. La Haute Autorité de santé (HAS), qui devait rendre son avis début janvier, s’exprimera finalement jeudi 24 décembre. Pfizer se dit capable de livrer plus tôt les doses au terme de la commande unique passée par les vingt-sept pays de l’UE. Les vaccins devraient arriver dès samedi 26 décembre sur le sol français.

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