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Choix tranchés et clins d’œil néorétro, comment Renault compte se relancer

La future Renault 5 électrique.

Finis les positionnements par défaut, les modèles sans aspérités et les voitures électriques qui jouent profil bas. Décidé à remettre les marques au centre de son opération de reconquête, le groupe Renault va passer son catalogue au gant de crin. Pour Luca de Meo, qui entretient un rapport à l’objet automobile sans doute plus étroit que ses prédécesseurs à la tête de l’entreprise, remettre le constructeur sous tension – dans tous les sens du terme – impose d’opter pour des choix tranchés. D’où certaines annonces spectaculaires, comme le lancement, à l’horizon 2023, d’une remplaçante de la Zoé sous forme de réincarnation de la Renault 5 ou la conversion intégrale d’Alpine aux motorisations électriques.

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La marque au losange, qui veut devenir le plus « vert » des constructeurs européens, accueillera, d’ici à 2025, quatorze nouveaux modèles, dont près de la moitié se situeront dans le segment C (celui de le Mégane). Renault, trop dépendante des petites voitures peu rentables, compte en faire le centre de gravité de son catalogue. Sept modèles seront des véhicules 100 % électriques. Parmi ces derniers, le successeur du Twizzy, un mini-modèle urbain à deux places, dont l’originale architecture en tandem sera conservée, une Mégane électrique commercialisée début 2022 ou un SUV conçu sur une plate-forme partagée avec le prochain Nissan Ariya.

« L’âme d’un constructeur est dans ses racines »

La surprise vient de la remplaçante de la Zoé : le modèle dévoilé présente un gabarit comparable, mais ses lignes évoquent délibérément la R5, modèle historique produit de 1972 à 1984, dont l’appellation sera reprise. Elle sera probablement suivie par une autre proposition néorétro moins sophistiquée, inspirée cette fois de la 4L (1961-1992). « L’âme d’un constructeur est dans ses racines », assure le patron de la marque, qui voit aussi dans ce clin d’œil patrimonial un moyen de permettre à Renault « de se rapprocher des Français », tout en œuvrant « à la démocratisation de la voiture électrique ».

Cette approche rompt avec la stratégie menée par un constructeur, qui, bien que pionnier de la spécialité, s’en tenait jusqu’alors à un nombre limité de très sages modèles tout électriques (Zoé, Kangoo), alors que l’offre de véhicules zéro émission s’élargit et se diversifie à un rythme effréné. Renouvelé, le catalogue devra aussi être élagué de ses composantes non profitables. Les monospaces Espace et Scénic, ainsi que la berline Talisman, ne seront donc pas renouvelés. Au-delà du segment C, Renault s’en tiendra à deux modèles inspirés par la vogue des SUV.

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