Actualités

« C’est un gigantesque aveu de faiblesse » : l’alliance entre LRM et LR en PACA pour les régionales continue de faire des remous

Le président de la région PACA, Renaud Muselier, en compagnie du premier ministre Jean Castex, le 5 janvier 2021 à Toulon.

L’alliance annoncée dimanche pour les régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) entre la liste de Renaud Muselier, actuel président du conseil régional de la région, et celle de Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat aux personnes handicapées de La République en marche (LRM), continue de faire des remous. C’est « un gigantesque aveu de faiblesse », a ainsi estimé François-Xavier Bellamy, eurodéputé Les Républicains (LR), lundi 3 mai, lors d’une interview à Public Sénat.

Après plusieurs semaines de flirt, dans le dessein de faire barrage au Rassemblement national (RN), le premier ministre, Jean Castex, a, en effet, annoncé officiellement, dans Le Journal du dimanche, le retrait de la liste LRM en région PACA au profit du président sortant Renaud Muselier, qui a, dans la foulée, perdu l’investiture LR.

Un choix « contre l’intérêt général »

« A ce jeu-là, on va finir par faire élire [Marine]Le Pen. [Emmanuel] Macron n’est pas le meilleur candidat pour battre Mme Le Pen, c’est même le plus mauvais », a déclaré, lundi, Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, sur Europe 1. Pour lui, Renaud Muselier a fait un choix « contre leur famille politique et contre l’intérêt général ». Un choix qui, selon lui, conduira à l’élection de Thierry Mariani, candidat du Rassemblement national aux élections régionales en PACA.

Ce dernier, ancien membre du parti LR, considère que « ce parti est en train de se fourvoyer » et que son « parcours (…) est celui de beaucoup d’électeurs de cette région qui ont cru, à un moment, en la droite et qui s’aperçoivent qu’à chaque fois on fait des discours très fermes mais que, quand on est au gouvernement, on ne les applique pas », a-t-il ajouté lors d’une interview accordée, lundi, à BFM-TV – RMC.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Municipales 2020 : entre LRM et la droite, le rapprochement perpétuel

Des Républicains « irréconciliables »

« Cet accord est l’acte de divorce définitif entre deux parties des Républicains qui étaient irréconciliables (…) depuis le deuxième tour de l’élection présidentielle de 2017, où certains ont refusé de choisir entre le Front national et Emmanuel Macron, et d’autres qui ont fait le choix de soutenir Emmanuel Macron », a, pour sa part, constaté le ministre de l’économie et des finances et ancien membre du parti LR, Bruno Le Maire, lundi matin sur RTL.

Il a salué le « courage » de Renaud Muselier en concluant : « Ce qui compte, c’est les solutions que nous apportons aux Français, (…) le bien être des Français, la puissance de la Nation, pas la droite ou la gauche. »

Pour Christophe Castaner, il y a « une droite progressiste qui veut faire avancer le pays et une qui cherche à maintenir ses chapelles », a-t-il jugé sur France Inter. Sans parler de divorce, le patron des députés de la majorité a employé les mêmes termes de « deux droites irréconciliables », s’inspirant de « gauches irréconciliables » décrites par l’ex-premier ministre Manuel Valls en 2016. M. Castaner a appelé de ses vœux d’autres alliances dans d’autres régions.

Lire aussi notre éditorial : Elections régionales et recomposition nationale

Le Monde avec AFP

Click to comment

You must be logged in to post a comment Login

Leave a Reply

Most Popular

Retrouvez toute l'actualité française et internationale sur France Actus.

© 2020 FRANCE ACTUS - TOUS DROITS RÉSERVÉS

To Top