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Cécilia Attias, ex-femme de Nicolas Sarkozy, rémunérée par l’Assemblée nationale en 2002-2003

Cécilia Attias et Nicolas Sarkozy, le 22 avril 2007.

Cécilia Attias, ancienne épouse de Nicolas Sarkozy, a été employée à mi-temps en 2002-2003 comme assistante parlementaire de la suppléante à l’Assemblée nationale de son mari, devenu à l’époque ministre de l’intérieur, a fait savoir, mercredi 13 janvier, à l’Agence France-Presse l’entourage de M. Sarkozy, confirmant des informations du Canard enchaîné.

Pour ce travail de 75,84 heures par mois, Cécilia Sarkozy était rémunérée 3 088 euros net, affirme l’hebdomadaire satirique, qui s’étonne de n’en avoir retrouvé aucune trace. « Pas un article, pas le moindre reportage, pas un seul des multiples ouvrages consacrés à l’ex-première dame ne mentionne son boulot d’attachée parlementaire auprès de la députée de Puteaux », écrit Le Canard enchaîné.

« L’engagement professionnel de Cécilia Sarkozy au long de la vie politique de Nicolas Sarkozy de 1988 jusqu’en 2007 était de notoriété publique, en témoignent, si besoin en était, les nombreux articles de presse publiés sur le sujet. Elle était notamment très impliquée à Neuilly-sur-Seine et, plus globalement, dans la 6e circonscription des Hauts-de-Seine dont son mari fut le député », a affirmé l’entourage de l’ancien président de la République.

« Aucune matière délictuelle dans ces faits »

« Lorsque [Nicolas Sarkozy] est devenu ministre de l’intérieur, en juillet 2002, elle a continué d’assurer un suivi des dossiers par un contrat à mi-temps d’assistante parlementaire auprès de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, qui avait succédé à Nicolas Sarkozy à l’Assemblée nationale, fonction qu’elle a occupée neuf mois, jusqu’en mars 2003 », précise encore son entourage.

« Cet engagement sur le terrain était d’ailleurs si fort qu’elle n’excluait pas elle-même de se présenter à un mandat sur ce territoire », a ajouté l’entourage de l’ancien époux de Cécilia Attias.

L’avocat de Mme Ceccaldi-Raynaud, Me Rémi-Pierre Drai, a estimé « qu’il n’y a aucune matière délictuelle dans ces faits » et que « l’absence de réalité du travail reste à démontrer ». « Et pour peu que quelqu’un veuille les qualifier pénalement, ils seraient très largement prescrits. Le délai est de six ans », a-t-il précisé.

Guillaume Peltier, numéro deux des Républicains, parti de M. Sarkozy, a défendu sur Sud Radio « la présomption d’innocence » et « récusé la tyrannie de la rumeur » :

« Pour moi, Nicolas Sarkozy est un homme politique, un homme d’Etat, qui a réformé et défendu et protégé notre patrie et notre peuple en des temps difficiles de manière remarquable. Le reste ne m’intéresse absolument pas, c’est à la justice de décider, ce n’est pas à moi de commenter. »

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Le Monde avec AFP

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