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Candidat aux régionales en Ile-de-France, le macroniste Laurent Saint-Martin veut faire mentir les sondages

Laurent Saint-Martin à la tribune de l’Assemblée nationale, le 10 juin 2020.

Drôle d’endroit pour une campagne. Dimanche 28 mars, c’est sur Clubhouse, le dernier né des réseaux sociaux, où l’on ne peut entrer que parrainé, que Laurent Saint-Martin s’est retrouvé à parler transports publics, budget et rugby… Et à répondre aux soutiens de Valérie Pécresse qui s’étaient glissés dans la réunion virtuelle.

Le candidat de La République en marche (LRM) aux prochaines régionales en Ile-de-France n’a guère le choix. Les meetings ? Interdits à plus de six personnes. Le porte-à-porte ? Impossible. Les tracts ? En bon élève de la Macronie, le député du Val-de-Marne y a renoncé depuis les dernières restrictions sanitaires. Quant aux grands rendez-vous des médias, Laurent Saint-Martin y a moins facilement accès que ses rivaux plus connus comme Clémentine Autain (La France insoumise), Jordan Bardella (Rassemblement national), Julien Bayou (Europe Ecologie-Les Verts), la présidente sortante Valérie Pécresse pour la droite classique ou Audrey Pulvar pour les socialistes.

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Aussi l’élu de 35 ans a-t-il opté pour une campagne « sans contact », privilégiant le numérique. Il a mis en ligne ce week-end une première vidéo, martelé son nouveau slogan « Redonner envie d’Ile-de-France » sur Clubhouse, entamé une opération de démarchage téléphonique. Et chaque soir, le rapporteur du budget à l’Assemblée nationale consacre deux heures à des échanges sur Zoom avec des militants et des sympathisants. Objectif, en toucher 1 500 par semaine.

« Techno » inconnu du grand public, candidat de substitution après la défection du ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, Laurent Saint-Martin part à l’assaut du conseil régional avec de sérieux handicaps. La moitié des actuels élus régionaux du MoDem a préféré faire campagne pour Valérie Pécresse, malgré l’alliance nationale avec LRM. Surtout, la majorité présidentielle n’a plus le vent en poupe comme lors de son élection à l’Assemblée nationale, en 2017. Cette fois-ci, le dernier sondage, réalisé par l’IFOP du 23 au 26 février pour le compte de Valérie Pécresse, n’accorde à la liste menée par Laurent Saint-Martin que 13 % des intentions de vote au premier tour, 15 % au second. Pas de quoi ravir la tête de la première région de France, ni même diriger la future opposition.

Il mise sur la marque « Macron »

« Cette campagne s’annonce difficile, a reconnu la secrétaire d’Etat et ancienne députée (LRM) de Paris Olivia Grégoire, le 23 mars, sur Public Sénat. Mais Laurent Saint-Martin est un homme courageux, et on n’est pas à l’abri de résultats chouettes. » Pour faire mentir les sondages, le Toulousain du Val-de-Marne mise sur la force de la marque « Macron ». Voter pour lui revient à soutenir le président. « Notre identité, c’est la majorité présidentielle », répète-t-il. Pour bien faire passer le message, plusieurs ministres, dont le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, devraient figurer sur sa liste.

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