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Benoît Ribadeau-Dumas succédera à Denis Kessler à la direction générale de Scor

Benoît Ribadeau-Dumas à Paris, le 4 mars 2020.

Echéance respectée. L’année 2020 devait être marquée chez Scor par le choix du successeur de Denis Kessler, à la tête du quatrième réassureur mondial. Initialement prévu pour septembre, c’est finalement mercredi 16 décembre que le conseil d’administration s’est prononcé, en nommant à l’unanimité Benoît Ribadeau-Dumas, 48 ans, ancien directeur de cabinet d’Edouard Philippe à Matignon.

La transition se fera par étapes. Dans un premier temps, à partir du 1er janvier, M. Ribadeau-Dumas rejoindra le groupe comme directeur général adjoint et membre du comité exécutif. Il sera ensuite proposé à l’assemblée générale comme administrateur, en vue d’une nomination au poste de directeur général un an plus tard, en 2022. Il succédera alors à Denis Kessler, patron du groupe depuis 2002, qui, à 70 ans, devrait rester président si l’assemblée générale vote la dissociation du poste de PDG en président et directeur général.

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Confié au chasseur de tête Spencer Stuart, le processus de sélection a débuté voilà un an et demi avec pas moins de 34 candidatures. A l’automne, il n’en restait plus que quatre : Emmanuel Clarke, ancien PDG du réassureur bermudien Partner Re, Frédéric de Courtois, general manager du groupe Generali, Laurent Rousseau, directeur général adjoint de Scor Global P & C, et Benoît Ribadeau-Dumas. Particularité, celui-ci est le seul à ne pas être réassureur. Ce polytechnicien, sorti major de l’ENA, passé par les cabinets ministériels comme conseiller du premier ministre Jean-Pierre Raffarin de 2002 à 2004 et directeur de cabinet d’Edouard Philippe de 2017 à 2019, a démissionné de la fonction publique et fait l’essentiel de sa carrière dans l’industrie : six ans chez Thales, cinq ans chez CGG et deux années chez Zodiac Aerospace.

Passage de témoin

Le comité de nomination ne cherchait pas forcément un connaisseur du métier, mais quelqu’un pouvant appréhender tous les aspects scientifiques, industriels, juridiques et géopolitiques indispensables pour affronter les risques liés aux tempêtes, aux tremblements de terre, au terrorisme ou aux pandémies. « C’est sa personnalité, sa capacité de gestion de la complexité, et sa double formation mathématique et juridique, qui ont prévalu dans le choix du comité des nominations », relève Denis Kessler, soulignant que son expérience à Matignon a révélé de telles capacités. « Et surtout, il sait trancher, il sait décider, et ne craque pas sous la pression. »

Les deux hommes ne se connaissent pas, « je ne l’ai rencontré qu’une seule fois dans une réunion au cours de ma carrière », souligne le PDG de Scor, le réassureur français ayant très peu à traiter avec l’Etat, sachant que 95 % de son activité se situe hors de France. Ils vont donc apprendre à travailler ensemble à partir du 1er janvier. Le passage de témoin se fera pendant un an et demi.

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