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Belén Garijo, chez Merck, devient la première femme à diriger un groupe du DAX

Belén Garijo à Darmstadt (Allemagne), en mai 2015.

C’est une petite révolution outre-Rhin, et un signe de plus de la féminisation des instances dirigeantes des entreprises cotées. Samedi 1er mai, l’Espagnole Belén Garijo a officiellement pris la tête du groupe pharmaceutique allemand Merck, qui devient ainsi la première entreprise cotée au DAX, l’indice-phare de la place financière de Francfort, à être dirigé par une femme seule. Auparavant, seule l’Américaine Jennifer Morgan avait occupé pendant six mois la codirection du groupe informatique SAP en 2019-2020. Merck, a réalisé en 2020 17,5 milliards d’euros de chiffres d’affaires, et emploie 58 000 salariés à travers le monde.

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L’arrivée de Belén Garijo à la tête de Merck était prévue depuis longtemps. En septembre 2020, le groupe de Darmstadt avait annoncé que l’Espagnole, jusqu’ici numéro deux du groupe, prendrait la succession de Stefan Oschmann à l’issue de son mandat. La dirigeante de 60 ans, qui avait quitté les bureaux parisiens de Sanofi pour Merck en 2011, a su se rendre indispensable à Darmstadt. Aux côtés du patron Stefan Oschmann, elle a participé au retour en grâce de Merck sur les marchés. Le titre Merck vaut actuellement 146 euros, contre une trentaine d’euros en 2011, et profite à plein de son positionnement de sous-traitant pour les fabricants de vaccins.

Validation suprême

Depuis 2015 à la tête du département pharmaceutique, Belén Garijo a redressé l’activité, dont les brevets arrivaient à échéance, et relancé les efforts de recherche et développement. Surtout, elle a considérablement élargi le portefeuille des clients du groupe. Autrefois concentré uniquement sur l’Europe, Merck est aujourd’hui un groupe pharmaceutique compétitif aux Etats-Unis et en Chine. Validation suprême : lorsque son ancien employeur Sanofi avait tenté de faire revenir Mme Garijo à Paris, les dirigeants de Merck ont réorganisé le groupe autour d’elle, afin qu’elle puisse en prendre la direction, rapporte la revue Manager Magazin, qui l’a nommée parmi les cent femmes les plus influentes de l’économie allemande.

Une anecdote résume la détermination d’acier de Belén Garijo. En 1980, quelques années après la chute de Franco, elle voulait étudier la médecine, comme des milliers d’autres étudiants. Mais les autorités avaient imposé un numerus clausus très restrictif, et lui refusaient l’entrée à l’université. Pendant deux mois, elle s’est installée sur le campus de son université avec des centaines d’autres étudiants en colère, jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause.

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