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BAC Nord de Marseille : le parquet fait appel pour douze des dix-huit prévenus

Au procès de la BAC Nord de Marseille, le 12 avril 2021.

A la barre, à la mi-avril, ils s’étaient défendus d’être des « ripoux », des flics pourris, corrompus. Douze des dix-huit anciens policiers de la BAC Nord de Marseille vont être rejugés, le parquet ayant fait appel après le premier procès conclu par sept relaxes et des peines de sursis pour onze prévenus, a fait savoir le parquet de Marseille, samedi 1er mai.

Cet appel du parquet de Marseille « n’est pas un appel général mais un appel ciblé », a précisé la procureure de la République de Marseille, Dominique Laurens, confirmant une information initiale du quotidien La Provence. Seuls deux des sept policiers relaxés ne sont pas concernés par ces appels et sont donc définitivement blanchis dans ce dossier.

Ces anciens baqueux avaient été jugés pour acquisition, détention et transport de stupéfiants, mais aussi pour divers vols, d’argent, de stupéfiants ou de cartouches de cigarettes. A l’époque des faits, il y a neuf ans, le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, avait parlé de « gangrène », accusant ces policiers de se « servir sur la bête », de « prélever leur dîme » sur les dealeurs et revendeurs à la sauvette qu’ils contrôlaient dans les cités.

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Vol présumé de 9 000 euros

A l’issue de deux semaines de procès devant le tribunal correctionnel de Marseille, le 22 avril, seuls onze des prévenus avaient écopé de peines de prison de deux mois à un an avec sursis. Le procureur André Ribes avait pourtant requis des peines s’étalant de un an à trois ans de prison, dont six mois ferme pour dix des dix-huit prévenus. Aucune relaxe n’avait été demandée.

Le parquet a notamment fait appel de la relaxe prononcée pour le vol présumé de 9 000 euros envers un dealeur arrêté avec des milliers d’euros en petites coupures dans sa voiture, le 31 août 2012, dans la cité Font-Vert. Seule victime déclarée, cet homme ne s’est pas présenté au procès et n’était pas représenté, même s’il s’est bien constitué partie civile.

Le parquet a également interjeté appel à la suite de la relaxe prononcée concernant la perquisition illégale conduite par quatre policiers dans l’appartement où un dealeur stockait des stupéfiants. Sur écoutes menées par l’inspection générale de la police nationale (IGPN) pendant six mois, à leur insu, dans leurs véhicules, les quatre policiers, se vantant de cette perquisition, semblaient regretter d’avoir été interrompus par un tiers, ce qui les aurait empêchés de récupérer 2 000 euros.

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Le Monde avec AFP

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