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Bac 2021 : derniers ajustements avant une session « hors norme »

A trois semaines du coup d’envoi des épreuves terminales du baccalauréat, l’éducation nationale a clarifié, mercredi 2 juin, les ajustements rendus nécessaires pour garantir le bon déroulement de cette session impactée par le Covid. Une session « hors norme » pas seulement parce que la crise sanitaire pèse sur sa préparation : l’édition 2021 correspond aussi au baptême du feu du « bac Blanquer ».

Au terme d’une année scolaire rythmée par les fermetures de classe, le ministre de l’éducation avait fait connaître ses arbitrages début mai. Les éclaircissements apportés, ce mercredi, par le numéro 2 de la Rue de Grenelle, Edouard Geffray, sont censés lever les réserves qui s’expriment au sein de la communauté éducative, tant du côté des lycéens inquiets de la rupture d’égalité induite par le fonctionnement en demi-jauge, que dans les rangs des enseignants. Le SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le secondaire, vient de déposer un préavis de grève dénonçant l’impréparation des candidats et exigeant la neutralisation du « grand oral » et la possibilité de corriger les copies en version papier, plutôt que sous leur forme dématérialisée.

  • 0/20 pour une absence non justifiée

Les « petits malins » – l’expression a été employée par M. Geffray – sont prévenus : toute absence non justifiée lors de l’examen sera sanctionnée d’un zéro. L’avertissement vaut principalement pour la philosophie, qui ouvrira le bal le 17 juin, épreuve pour laquelle sera retenue la meilleure des deux notes entre celle obtenue par le candidat le « jour J » (lors de l’écrit) et celle du contrôle continu (la moyenne de l’année).

« Si un élève ne se rend pas à l’épreuve, sans justificatif [médical], c’est zéro, et il n’y a pas de possibilité de recours au contrôle continu, d’où l’importance [pour] les élèves d’y aller », a insisté M. Geffray. En cas d’absence pour cause de Covid (« cas contact » ou contamination avérée), le lycéen pourra faire valoir sa note de contrôle continu. Si elle ne le satisfait pas, il pourra alors se rendre à la session de rattrapage, en septembre.

Quid de l’élève qui viendrait composer mais rendrait copie blanche en comptant sur le contrôle continu ? L’hypothèse, agitée par les commentateurs du monde scolaire, est écartée Rue de Grenelle. « Les élèves n’ont aucun intérêt à ne pas composer », y répète-t-on. Mais en droit, le lycéen qui se rendrait à l’épreuve et resterait le temps impartie – une heure minimum – devrait pouvoir bénéficier de sa note de contrôle continu. Le jour du français ou du « grand oral », l’élève excusé basculera, en revanche, sur la session de remplacement, en conservant le « bénéfice de son inscription à Parcoursup », a promis M. Geffray.

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