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Avec le déploiement hors Ehpad, médecins et infirmiers libéraux amorcent une campagne vaccinale de proximité

Le maire de Nancy discute avec une femme âgée avant qu’elle ne reçoive son vaccin contre le Covid-19, le 13 janvier.

Il y a encore quelques semaines, ils ne s’attendaient pas à être mobilisés avant la fin du mois de février, date alors prévue pour le début de la « phase 2 » de la campagne française de vaccination. Mais l’accélération du calendrier a remis les infirmiers libéraux et les médecins généralistes sur le devant de la scène.

A compter du 18 janvier, la vaccination sera ouverte sur tout le territoire aux plus de 75 ans résidant à leur domicile, et non plus seulement aux résidents d’établissements pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ou aux personnels de santé, aux pompiers et aux aides à domicile âgés de plus de 50 ans ou présentant une comorbidité.

Certains malades chroniques ou atteints de maladies rares exposés à une forme grave de Covid-19 devraient également pouvoir en bénéficier, a fait savoir, mercredi 13 janvier, Alain Fischer, le président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale.

Un centre de vaccination pour 100 000 habitants

Le gouvernement ouvre ainsi la voie au déroulement de la vaccination dans un cadre ambulatoire, et non plus seulement en milieu hospitalier. Dans les faits, cela se traduira par l’ouverture, d’ici à la fin du mois de janvier, de « 600 centres de vaccination accessibles pour la ville » – soit un pour 100 000 habitants, « dix fois plus que la plupart de nos voisins », avait vanté le ministre de la santé, Olivier Véran, le 7 janvier.

« On ne doit pas se limiter à six centres par département, il est pertinent d’en mettre huit ou dix. Il faut partir du principe de rapprocher le vaccin des patients, et non les patients du vaccin et respecter les habitudes de consultation des gens », estime Jacques Battistoni, président de MG France, premier syndicat chez les généralistes, qui rappelle que les professionnels de santé libéraux « ont eux-mêmes souvent des organisations sur place », notamment au travers des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et des maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP).

Des « centres Covid » déployés au début de l’épidémie pour organiser des consultations, puis pour effectuer des tests antigéniques, ont été réactivés pour la campagne vaccinale. Des salles des fêtes ou de spectacle ont également été réquisitionnées.

Lire aussi : Les difficultés pour accélérer le rythme de la campagne de vaccination

Tous les centres de vaccination – plus de 300 à ce jour – sont référencés sur le site Sante.fr et, à compter de jeudi 14 janvier, les plus de 75 ans désirant se faire vacciner pourront y prendre rendez-vous (ou un de leurs proches) soit directement en appelant le centre, soit via trois plates-formes en ligne (Doctolib, Maiia et KelDoc) ou bien encore, pour les personnes isolées ou ne disposant pas d’un accès à Internet, en appelant un numéro vert qui sera dévoilé jeudi. Un « bon de vaccination » leur sera adressé par l’Assurance-maladie, par mail ou par courrier pour les informer de la campagne en cours.

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