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Avec l’administration Biden, l’OTAN revient avec soulagement à la normale, difficultés comprises

Le président américain Joe Biden parle devant la Maison Blanche, le 17 février à Washington.

Une extension de la mission en Irak, une non-décision sur celle qui se déroule depuis près de vingt ans en Afghanistan et devait, en principe, se terminer le 1er mai. Les trente ministres de la défense de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), réunis par visioconférence mercredi 17 et jeudi 18 février, auraient sans doute préféré célébrer de manière un peu plus festive la relance de la relation transatlantique après quatre années de tensions et d’inquiétudes alimentées par les menaces et les foucades de Donald Trump. Ils ont très vite replongé dans des difficultés que le changement de pouvoir à Washington n’a pas résolues.

Lloyd Austin, le nouveau secrétaire américain à la défense, tenait, en tout cas, à rassurer ses partenaires européens : le ton et l’action de l’administration démocrate seront différents. Mercredi, le nouveau chef du Pentagone signait dans le Washington Post un texte titré « Les Etats-Unis ne peuvent assumer seuls leurs responsabilités, c’est pourquoi nous croyons en l’OTAN ». C’est sans doute ce que répétera Joe Biden, attendu à Bruxelles dans les mois qui viennent, pour un sommet qui se tiendra dès que les conditions sanitaires le permettront.

La fin des « débats difficiles »

Mercredi et jeudi, « l’atmosphère était très bonne », confirmait une source européenne, confiante dans la promesse de « se consulter, travailler ensemble, décider ensemble » formulée par M. Austin. Manifestant discrètement son soulagement, le secrétaire général Jens Stoltenberg saluait pour sa part la fin des « débats difficiles ».

Le responsable norvégien espérait, en fait, focaliser la discussion – et l’attention des médias – sur son projet de « reset » de l’Alliance à l’horizon 2030, avec une réforme de son financement, un investissement massif dans les technologies du futur et une adaptation stratégique prenant toujours en compte le menace russe mais insistant désormais sur le rôle de la Chine – c’est l’une des priorités de la nouvelle administration américaine.

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C’est toutefois l’actualité du Moyen-Orient qui se sera imposée avec l’annonce de l’extension de la mission de l’Alliance en soutien aux forces irakiennes engagées dans la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI). Elle passera de « 500 à environ 4 000 personnes de manière graduelle », a indiqué M. Stoltenberg. Le principe du transfert d’une partie des missions menées en Irak par la coalition internationale de lutte contre l’EI vers l’OTAN avait été entériné, en février 2020, après la décision de Donald Trump de désengager une partie des troupes américaines du Moyen-Orient.

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