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Audrey Pulvar assure que les accusations de pédocriminalité contre son père ne sont pas « une manœuvre politique »

Audrey Pulvar, le 29 juin 2017, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Audrey Pulvar, adjointe à la maire de Paris et candidate du Parti socialiste aux élections régionales en Ile-de-France, a nié, lundi 15 février, que les accusations de pédocriminalité de ses cousines contre son père, Marc Pulvar, mort en 2008, soient « une manœuvre politique ».

« Ce n’était pas à moi de le faire et je ne savais pas que je savais », a-t-elle dit dans une interview sur France Inter – qu’elle a terminée en pleurs – pour expliquer pourquoi il ne lui était « pas venu à l’idée de [le] dénoncer ». Les souvenirs de vacances d’été avec son père et ses cousines, lors desquelles elle « sentai[t] qu’il se passait des choses qui n’étaient pas normales », remontent à ses « 5 ans, 6 ans, 7 ans » ; des souvenirs qui sont restés « cadenassés dans [son] cerveau pendant vingt-cinq ans ». Audrey Pulvar dit avoir appris par sa mère l’existence de ces accusations en 2002 et les avoir crues.

« Je veux dire à tous ceux  il y en a trop  qui pensent que l’action de mes cousines, qui aujourd’hui parlent à travers une lettre quarante-cinq ans après les faits, serait une manœuvre politique soit pour m’atteindre moi, qui suis candidate, soit pour abîmer la mémoire de mon père, tous ceux-là, ils ont tort », a-t-elle ajouté. Car « les victimes parlent quand elles peuvent, quand les conditions sont réunies pour elles de pouvoir s’exprimer ». « Je suis toujours du côté des victimes », a-t-elle insisté, disant avoir immédiatement cru sa mère qui, il y a une vingtaine d’années, lui avait rapporté ce que ses cousines lui avaient raconté.

« Fille d’un pédocriminel »

Elle a dit s’exprimer « en tant que fille d’un pédocriminel, donc la fille d’un monstre », soulignant que « quand on est la fille d’un monstre, forcément à un moment vous vous demandez si vous êtes un monstre vous-même ». Elle a appelé à travailler pour « identifier les signaux » et tout faire pour « qu’on ne viole plus ».

La conseillère territoriale Karine Mousseau ainsi que ses cousines Barbara Glissant et Valérie Fallourd, trois femmes de la famille de Marc Pulvar, ont accusé, dans une tribune début février, cette figure du syndicalisme martiniquais morte en 2008 d’avoir été un « pédocriminel », disant vouloir mettre un terme à l’« héroïsation du personnage ».

Pour Audrey Pulvar, la sortie du livre La Familia grande, de Camille Kouchner, dans lequel cette dernière accuse son beau-père, Olivier Duhamel, d’avoir abusé de son frère jumeau quand il était adolescent, a sans doute « été la petite impulsion supplémentaire ».

Lire la tribune : Après l’affaire Olivier Duhamel, « l’omerta sur l’inceste pourrait bien se briser »

Le Monde avec AFP

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