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Attentat déjoué de Villepinte : un diplomate iranien définitivement condamné à 20 ans de prison

L’avocat belge, Dimitri de Beco, qui représente le diplomate iranien Assadollah Assadi, s’adresse aux médias devant un tribunal à Anvers, en Belgique, le 5 mai 2021.

Sa condamnation à vingt ans de prison est désormais définitive. Un diplomate iranien condamné en Belgique pour un projet d’attentat en France contre des opposants au régime de Téhéran s’est désisté de son appel mercredi 5 mai, a annoncé le parquet fédéral belge.

Assadollah Assadi, 49 ans, en poste à l’ambassade d’Iran à Vienne au moment des faits, a été considéré par la justice belge comme le coordinateur de cette tentative d’attentat déjouée in extremis le 30 juin 2018, grâce à l’action concertée de plusieurs services de renseignement européens.

Jugé avec trois complices pour « tentatives d’assassinat à caractère terroriste » et « participation aux activités d’un groupe terroriste », M. Assadi, décrit comme un agent du ministère iranien du renseignement, avait écopé le 4 février à Anvers (nord) de la peine maximale, conformément à ce qu’avait demandé l’accusation lors du procès à la fin de novembre.

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Le diplomate, qui a toujours nié les faits, était absent tant au procès qu’à l’énoncé du jugement. Mercredi matin, à l’occasion d’une audience de procédure devant la cour d’appel d’Anvers, Me Dimitri de Beco a annoncé que son client renonçait à faire appel.

Trois complices jugés en novembre

Comme le parquet fédéral n’avait pas interjeté appel, jugeant « cohérente » sa condamnation à la peine maximale, celle-ci devient définitive, a expliqué une source proche du dossier. Seuls les trois complices présumés du diplomate, condamnés le 4 février par le tribunal correctionnel d’Anvers à des peines de 15 à 18 ans de prison, seront rejugés dans la cité flamande. Les audiences de plaidoirie devant la cour d’appel ont été fixées aux 17 et 18 novembre, a dit à l’Agence France-Presse (AFP) un avocat dans le dossier.

Ce dossier, mêlant espionnage et terrorisme, a suscité des tensions diplomatiques entre Téhéran et plusieurs capitales européennes, dont Paris. Un attentat à la bombe devait viser le 30 juin 2018, à Villepinte près de Paris, la grand-messe annuelle du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), coalition d’opposants dont la principale composante est l’Organisation des moudjahidin du peuple iranien (MEK).

Les opposants ciblés ont dénoncé un projet relevant du « terrorisme d’Etat », qui aurait pu provoquer « un bain de sang » alors que des milliers de personnes assistaient à ce meeting. De son côté, l’Iran a fustigé une procédure judiciaire « illégale et en violation flagrante du droit international », en raison de l’immunité diplomatique dont aurait dû bénéficier M. Assadi aux yeux de Téhéran.

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Le Monde avec AFP

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