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Alimentation : l’exécutif fait pression pour des prix plus justes

Les producteurs d’œufs et membres des syndicats agricoles FNSEA et JA protestent contre le faible coût d’achat des leurs produits par la grande distribution en proposant à leurs clients des produits à base d’œufs non français qu’ils ont pris dans les rayons d’un supermarché de Saint-Sébastien-sur-Loire (Loire-Atlantique), le 17 février 2021.

Un climat plus apaisé, même si des difficultés persistent. Le bulletin météo publié mercredi 17 février, à l’issue du comité des négociations commerciales, a donné une petite note d’optimisme. Représentants des agriculteurs, des industriels et de la distribution avaient en effet rendez-vous, en présence du ministre de l’agriculture, Julien Denormandie, et de la ministre déléguée chargée de l’industrie, Agnès Pannier-Runacher, pour évoquer leurs discussions annuelles fixant le prix des produits alimentaires à marque nationale. Un ultime point d’étape alors que les contrats doivent être conclus avant le 1er mars.

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Les quinze prochains jours seront cruciaux, s’accordent à dire l’ensemble des intervenants. Ce dernier round n’aura pas le Salon de l’agriculture en caisse de résonance, alors que, d’ordinaire, les producteurs profitent de cette tribune pour faire entendre leurs revendications. Pour cause de Covid-19, les allées de la « plus grande ferme de France », porte de Versailles à Paris, ne verront pas, cette année, défiler les cheptels bovins, ovins et caprins.

Houleux comité de suivi

Dans ce contexte si particulier, le gouvernement a donc décidé de redoubler de vigilance pour surveiller le déroulement de ces négociations et le respect de la loi alimentation (EGalim). Ce texte incite industriels et distributeurs à partir des coûts de production pour élaborer leurs prix.

Il y a un an, à l’heure du premier confinement, les acteurs de la chaîne alimentaire avaient mis leurs griefs dans leur poche et œuvré collectivement pour éviter toute rupture d’approvisionnement. Cette paix des braves n’a pas résisté à la réouverture des discussions tarifaires en fin d’année. Au point que, fin janvier 2021, lors d’un précédent comité de suivi, qualifié de houleux, les habituelles tensions étaient à leur comble.

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Le syndicat agricole FNSEA pointait la distribution, grande bénéficiaire de la fermeture des restaurants en 2020, avec une progression des ventes estimée à plus de 6 %. Les agriculteurs dénonçaient des demandes de baisses de prix faites par les enseignes auprès des industriels alors même que le coût de nombreuses matières premières subit une envolée. La flambée du cours du blé dur a, par exemple, un impact immédiat sur le coût des pâtes. Quant à la forte hausse des cours des céréales en général et du soja en particulier, elle entraîne aussi un surcoût de la ration alimentaire des animaux pour les éleveurs de poulets, de porcs ou de bovins.

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