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Agression d’un livreur noir à Cergy : un homme interpellé

L’homme soupçonné d’avoir agressé et injurié, avec des propos racistes, dimanche 30 mai, un livreur noir devant un restaurant de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) a été arrêté mardi à Paris, a-t-on appris de source policière, confirmant une information du Parisien. « Il a été interpellé dans la matinée sans violence à Paris et a été placé en garde à vue », a expliqué une source policière du Val-d’Oise.

Dimanche soir, un livreur noir à vélo d’Uber Eats a été agressé alors qu’il récupérait une commande au Brasco, un établissement de restauration rapide. Il écoutait de la musique en attendant sa commande lorsque « son agresseur lui a demandé de baisser le son », a précisé Me Mehana Mouhou, son avocat.

« Une violence inouïe »

Il a diminué le volume, mais « l’agresseur voulait plus, alors il s’est jeté sur lui violemment et l’a frappé et a proféré des injures racistes. La violence était tellement inouïe que mon client a eu l’impression que c’était terminé pour lui », explique l’avocat. « Il est sous le choc, traumatisé par cette violence et des propos qu’il a entendus », poursuit Me Mouhou.

Une femme, témoin de l’altercation, a filmé de sa fenêtre l’agresseur, qui l’a alors prise à partie. Dans des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, on entend l’homme proférer des insultes racistes. Il déclare notamment : « Espèce de négresse, espèce de sale Noire (…), pendant 800 ans on vous a vendus comme du bétail. »

L’avocat du livreur et de l’autrice de la vidéo a déposé plainte mardi auprès du procureur de Pontoise pour des faits qualifiés de « violence volontaire avec la circonstance aggravante de racisme », « injures publiques à caractère raciste », « apologie de l’esclavage et de crime contre l’humanité ». L’enquête a été confiée au commissariat de Cergy-Pontoise.

A l’appel du collectif Brigade antinégrophobie, près de 150 personnes s’étaient rassemblées lundi après-midi devant le restaurant où s’est déroulée l’agression. Ni le livreur ni l’agresseur ne sont salariés du restaurant. La préfecture a pris un arrêté de fermeture administrative de l’établissement de sept jours par « nécessité de l’ordre » et pour assurer la « tranquillité publique ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Uber cherche à faire émerger un droit du travail qui soit compatible avec son modèle économique fragile »

Le Monde avec AFP

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