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A travers l’Europe, les nouveaux confinements font replonger l’économie

Dans une rue de Hull (Royaume-Uni), 2 décembre 2020.

Combien de fois peut-on mettre une entreprise la tête sous l’eau avant qu’elle ne coule définitivement ? Alors que partout en Europe, des confinements plus ou moins sévères sont de nouveau imposés, la question se pose de façon toujours plus aiguë, quand magasins, théâtres ou restaurants sont obligés de fermer en pleine période cruciale des fêtes de fin d’année.

Londres repasse mercredi 16 décembre au « niveau 3 », signifiant que les magasins « non essentiels » vont fermer. Pour la troisième fois de l’année, les six théâtres du groupe Nimax de la capitale britannique, qui avaient repris les représentations avec un public limité, vont donc baisser le rideau. L’annonce des restrictions, tombée lundi 14 décembre à 15 h 30 pour une application moins de trente-six heures plus tard, énerve particulièrement Nica Burns, sa directrice. « WE WILL BE BACK », annonce-t-elle pourtant, défiante et en lettres capitales. Mais les nombreux travailleurs temporaires embauchés sur les comédies musicales passeront les fêtes sans emploi.

« Envie de pleurer »

« J’ai envie de pleurer », confie de son côté au Financial Times David Moore, le propriétaire de Pied à Terre, un restaurant étoilé. Il se retrouvait lundi avec 6 000 livres (6 600 euros) de stocks à écouler d’urgence. « Jusqu’à présent, j’ai toujours dit qu’on pourrait survivre, mais avec la perte de cette semaine et le loyer qui continue… je ne sais plus. » Mêmes causes, mêmes conséquences en Allemagne, où les écoles et la plupart des magasins doivent fermer à partir de ce mercredi jusqu’au 10 janvier. « Cela va sceller, irrémédiablement, les faillites de milliers de commerçants et mettre au chômage des millions de personnes », ont réagi dans une lettre commune envoyée à Angela Merkel les patrons d’une trentaine d’enseignes. Aux Pays-Bas, des mesures de confinement de cinq semaines ont également été annoncées, les magasins non essentiels fermant jusqu’au 19 janvier.

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Sans surprise, ces mesures vont faire replonger les statistiques économiques. Commerzbank table sur un produit intérieur brut en contraction d’au moins 1 % au quatrième trimestre en Allemagne. A travers la zone euro, selon la banque Nomura, la chute devrait être de 2,5 %, et atteindre 3 % au Royaume-Uni.

A l’heure des confinements, ces statistiques mesurent la dureté et la durée des restrictions. Mais la vraie question est de savoir quels seront les dommages à long terme provoqués par les confinements. Combien d’entreprises fermeront ? Combien de personnes perdront leur emploi ? De ce point de vue, les données sont mitigées.

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